D’abord, on avait du bonheur à être là : et ça se sentait, comme on dit. Dès l’arrivée, c’était la joie de se parler, se rencontrer : le lieu et l’accueil aidaient c’est vrai ! Mais peut-être aussi l’état d’esprit dans lequel chacun était sorti de chez lui, désireux d’aller à la rencontre... Quelqu’un l’a relevé à la fin : « on a fait communauté ». Un de ces moments qui abat frontières, et habitudes aussi !
C’était...au bistrot : lieu insolite, pour saisir qu’il n’y a pas qu’à l’église qu’on fait Eglise ! Invitation à s’ingénier parce que la mission l’exige : fonder autrement l’Eglise, trouver d’autres manières de la vivre. C’est peut-être ça aussi « être fidèle » : déployer nos capacités d’invention au service de l’annonce de l’Evangile aujourd’hui. Et ça nous entraîne sur des terres inconnues !
Oh bien sûr, on aurait pu aller plus loin mais il y a d’autres lieux de formation qui peuvent relayer ! Le « bistrot », il vient mettre en appétit, éveille le désir d’une Eglise où on a joie de se rassembler et d’inviter, et où cette joie est comme palpable, visible, et donc rayonnante et contagieuse.
Une Eglise qui ne fuit pas les questions, mais n’en fait pas un débat d’idées. Où on n’a pas tout le temps « la » réponse toute faite, face à laquelle on doit se positionner : vivre nos questions en Eglise, c’est parfois simplement faire l’expérience de chercher ensemble, en acceptant de n’avoir pas le monopole de la vérité, et puis en regardant comment notre questionnement vient nourrir, titiller et vitaliser nos fidélités. C’est parfois plus important encore que de trouver les « bonnes » réponses ! C’est valable pour l’Eglise, mais peut-être aussi pour bien d’autres lieux dans la société, les entreprises, les quartiers, les familles...
Fil RSS