Pour être franc, je me dis que c’est peut-être aussi faute d’attention, de curiosité aussi. Et pour être honnête jusqu’au bout, je crains qu’on ne se rende pas toujours compte de tout ce qui est là à portée de main, pour aider à vivre, à croire, à comprendre, à faire le point, à souffler, à rencontrer...
Alors, je fais un rêve : que vous et moi arrivions à faire quelques tris, quelques rangements dans nos existences et agendas, pour repérer telles ou telles propositions, et ne pas passer à côté de ces 40 jours.
Un carême, comme toute marche, ça se prépare, ça se prévoit, ça s’anticipe : d’ici mercredi, c’est peut-être cela l’enjeu. Alors, en étant marqué par les cendres, chacun pourrait mettre derrière ce geste quelques orientations qu’il entend prendre pour qu’en jeûnant de ce dont il peut se passer, il puisse faire le plein de vie, être remis en vie, re-goûter la vie.
Comme tout ce qui provoque à l’essentiel, ce n’est pas si compliqué (c’est plutôt le dérisoire qui complique souvent !), c’est juste exigeant. De cette exigence qui fait grandir, qui met en unité d’avec soi-même et d’avec les autres.
C’est l’heure de se préparer au jeûne ! Cette manière de vivre le temps où on ne se laisse pas porter par ce qui vient, mais où on prend les choses en main. Cet art de vivre les relations où l’autre redevient premier. Cette manière de croire qui passe par des choix qui attestent notre foi
Jeûner, au-delà de se priver, c’est se faire cadeau de savourer ce à quoi on risque toujours de s’habituer. C’est aussi en faire cadeau à d’autres qui attendent d’avoir un peu plus de place en nous. Les 40 jours arrivent, tel un cadeau qui ne demande qu’à être ouvert pour que renaisse en nous le désir d’être plus humains, davantage frères, davantage fils et filles de Dieu. Sans doute le secret est-il là !
A mercredi !
Arnauld
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